

Quand on parle bio, il faut savoir de quoi on parle et il est intéressant de replacer cela dans les différents courants agricoles actuels.
Les cahiers des charges de viticulture et de vinification bio-dynamiques1 sont les plus contraignants qui existent actuellement, au-delà de ceux de l’agrobiologie (sigle AB). Ils ont été élaborés dans une optique radicalement différente de celle qui prévaut aux contraintes fixées pour l’agriculture raisonnée et pour l’agriculture dite conventionnelle2.
Le vigneron qui souhaite respecter ces cahiers des charges doit déjà se plier aux exigences de l’agriculture biologique. Sa production sera donc certifiée après avoir été contrôlée par un organisme indépendant. Cet organisme effectue des vérifications sur place et sur pièces et peut être amené à déclasser les domaines qui ne respectent pas les cahiers des charges définis.
Certains vignerons, certifiés ou non d’ailleurs, usent de pratiques encore plus respectueuses de l’environnement et des hommes, du sol, de la vigne et du vin. Ils font une agriculture et des vins naturels3, ce dernier terme n’étant bien entendu pas déposé, car on ne peut déposer la nature. Ces usages peuvent paraître d’un autre temps ou d’un autre monde mais ils ne sont pourtant mis en œuvre que pour concourir au meilleur possible.
Ces vignerons ont donc des convictions fortes qui ne les empêchent pas d’être à l’écoute de leurs semblables notamment. Dans le respect de chacun, ils peuvent être à même de transmettre leur savoir lorsque l’occasion s’en présente.
La Star a toujours pratiqué depuis fin 2000, date de notre installation, une viticulture et une vinification naturelles, lesquelles respectaient bien sûr les cahiers des charges les plus exigents. Nous avons décidé d’entrer dans un processus de certification officielle à compter de 2008.
Cependant, le nouveau cahier des charges européen de l’agriculture biologique a dû tenir compte des souhaits de nos voisins. Nous espérons que la France restera en avance, quitte à avoir un règlement national plus contraignant. De toute manière, nous ne changerons pas nos pratiques… sauf pour encore les améliorer, dans le bon sens.
1 La bio-dynamie a été ainsi appelée par les disciples de Rudolf Steiner à la suite notamment des huit conférences sur l’agriculture « biologico-dynamique » (par opposition à l’agriculture « minéralo-mécanique ») qu’il a prononcées en juin 1924 en Allemagne du Nord devant une soixantaine d’agriculteurs silésiens. Ces conférences ont été regroupées dans le Cours aux agriculteurs.
2 Pour une vision précise des différences entre les types de viticulture, on peut se reporter à l’ouvrage de Michel Bouvier : « La biodynamie dans la viticulture », éditeur Jean-Paul Rocher
3 Pour une approche du côté naturel, il faut lire les écrits de Jules Chauvet et les guides de Dominique Lacout.
Une agriculture respectueuse de la nature… qui donne des fleurs.
Mais aussi des fraises… de vigne
Et même des œufs…
Et pour finir des raisins… de paille !