UN VIN DE TERRE LIBRE COMME L’AIR
Un vin de terre
grappe raisin

Un vin de terre ~ La viticulture ~ Les sols

Les sols

Jusqu’à présent, c’est uniquement cette partie de l’intervention humaine (la viticulture) dans le process d’élaboration qui va du vignoble au vin qui peut bénéficier de la mention biologique. La plantation du vignoble en amont et la vinification en aval n’ont nullement à répondre à un cahier des charges de cette « nature ». D’ailleurs, les vignerons qui travaillent dans cette voie ont par exemple beaucoup de mal pour trouver des greffons issus d’une sélection massale, qui plus est greffés à l’anglaise… Ca ne les empêche pas d’essayer… ou de passer encore à autre chose.

Les sols

C’est là que tout commence… et que tout peut finir. Demain, on cultivera sans doute de la vigne hors sol, en ayant diminué ses racines ou en ayant contourné la question. Que restera-t-il du terroir pour les vins qui seront issus de ces plans clonés et alimentés par un goutte-à-goutte salutaire ? Pourquoi ne pas passer tout de suite à la synthèse (non encore réussie) du vin ?

La situation actuelle est dangereuse car si nos sols meurent, ils ne serviront plus à rien, sinon à supporter les racines des plantes qu’on y implante, et non qu’on y fait pousser. Les engrais foliaires sont déjà là pour supplanter ce que les plantes ne peuvent trouver ailleurs. Les engrais tout court peuvent aussi faire beaucoup de mal à la matrice mère quand elle n’est considérée que comme un support et non une matière vivante qui échange avec la plante1.

Il importe donc d’analyser, de comprendre, d’échanger et de travailler avec ses sols, avant même que de travailler sa vigne. Comme il importe de travailler aussi tout l’éco-système de cette dernière, que ce soit l’air environnant, l’eau de ruissellement, les végétaux et les animaux qui vivent sur la parcelle et dans les sols… et l’astralité du lieu, si l’on y croît.

A la Star, c’est pour nous une importante voie de recherche dans laquelle nous nous impliquons de plus en plus. Sur les parcelles des Beaux Lieux et du Paradis, nos vignes sont nourries et soignées sans produits de synthèse, avec l’aide du ciel, de l’air et bien entendu de la terre , du complexe organo-minéral et plus particulièrement argilo-humique du sol et de tout ce qui l’habite et y vit : vers de terre, coccinelles et autres prédateurs ou non mais naturels.

Aux outils agraires traditionnels et à la traction du tracteur aux 35 chevaux, nous joignons quand c’est possible2 la traction animale, celle d’Aubin, le cheval de Philippe. Bien sûr, nos sols ne sont pas propres, de cette propreté du nu, de l’aride, du lessivé et du bétonné. Oui, nous aimons aussi la nudité mais un corps humain, ça a des poils, un sol, ça doit avoir de l’herbe… et foin de mauvaises herbes3 !

2 Quand la nature, l’animal et l’homme le veulent bien.

3 Tout est bon pour quelque chose ou pour quelqu’un, ne serait-ce que pour nous indiquer un déséquilibre : Cf. « L’encyclopédie des plantes bio indicatrices, guide de diagnostic des sols » de Gérard Ducerf, éditions Promonature (in Biocontact N° 156 de mars 2006) et les enseignements de Jürgen Recktenwald : www.naturlehrer.de

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Labour au Paradis : (Saint) Aubin et Philippe.

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Décavaillonnage aux Bonnes Blanches : P(i)e(r)re pénard au volant…

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Décavaillonnage aux Bonnes Blanches : Josette guette aux manettes…