

Hormis la plantation, déjà un peu abordée, les façons relatives à la vigne sont nombreuses, tant et si bien qu’on peut se demander si elles sont toutes utiles… ou plutôt si leur utilité ne risque pas d’avoir plus d’inconvénients que d’avantages.
A la Star, nous nous questionnons ainsi sur la taille, l’accolage, l’écimage, le rognage, l’ébourgeonnage, l’effruitage1, l’effeuillage, et bien sûr l’ensemble des traitements préventifs et curatifs que peut recevoir la vigne.
Nous retardons par exemple la taille au maximum et n’arasons pas les plaies de taille (le fait de laisser un chicot permettrait que le cône de desséchement se matérialise à l’intérieur de ce dernier et non dans le cep2, ce qui risquerait de contrarier le trajet de la sève et de nuire à la pérennité de la souche). La taille est bien entendu courte et ne laissera in fine que peu de grappes sur chaque pied, ce qui évite toute « vendange en vert ».
Pour les traitements, nous n’avons toujours utilisé que de la bouillie bordelaise et du soufre, contre le mildiou et l’oïdium, en minorant fortement les quantités autorisées. Depuis notre passage en bio-dynamie, nous « dynamisons » nos vignes avec les préparations conseillées, à savoir notamment de la bouse de corne préparée et de la silice de corne, la première ayant une action sur le sol et les racines de la vigne alors que la seconde agit sur la partie aérienne de cette dernière. Différents autres préparâts peuvent permettre d’embellir, de faire grandir, voire d’assainir les vignes.
1 Néologisme « déposé » par La Star correspondant à ce qu’on nomme la vendange en vert
2 La Vigne N° 204, décembre 2008
Taille courte en guyot double au Bois Joli.
Ébourgeonnage et gourman…dage.
Effeuillage et effruitage si nécessaire aux Guerches pour améliorer la maturation.